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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 06:53

 

Comme nous l'avons vu précédemment, si l'Europe se prive VOLONTAIREMENT des mêmes "armes" économiques que les autres pays, c'est une certitude, elle ne PEUT PAS S'EN SORTIR..

Nous le voyons avec

1 ) les USA et leur monnaie le dollar $

Le simple fait que les USA maitrise TOTALEMENT le taux de change Dollar / Euro leur a fait gagner 12 % ( entre le 1er / 01 / 99 au 1 juillet 2013 ) sur la "compétitivité " de leurs industries.

Le 28 juillet 2013, la parité dollar / euro est passée à 1 € = 1,3278 $

En clair ils ont ENCORE gagné 1,368 % en à peine un mois soit 13, 368 %

Et que fait l'Europe contre la dépréciation du $ ? Strictement RIEN

Voici ce que pensent les firmes américaines de la baisse du dollar en 2003 :

                                Les firmes américaines savourent le dollar faible

Si les représentants des patronats allemand et français s'inquiètent désormais à voix haute de la persistance d'un dollar faible, ce phénomène fait manifestement les affaires des grandes entreprises américaines. "Les signes d'un redressement de l'industrie américaine sont désormais perceptibles", s'est récemment félicité Jerry Jasinowski, le président de l'association nationale des manufacturiers américains (NAM), avant d'ajouter que dans ce contexte, "il est improbable que le gouvernement agisse pour favoriser un redressement du dollar".

"L'effet dollar" sur les comptes des entreprises américaines est patent. Au premier trimestre 2003, les résultats des sociétés du S&P 500, l'un des indices les plus représentatifs des entreprises installées aux Etats-Unis tant en termes d'activité que de taille, ont augmenté de 11,7 % par rapport à la période correspondante de 2002. Directeur de la recherche du cabinet First Call Thomson Financial, qui agrège les résultats publiés aux Etats-Unis, Chuck Hill affirme que le repli du dollar a contribué à hauteur de 2 % à cette embellie. "N'oubliez pas que les résultats dégagés en Europe par les entreprises américaines ont bondi de quelque 22 % grâce à ce seul impact monétaire", rappelle l'économiste.

Salutaire soutien. Très affecté par le ralentissement outre-Atlantique, le secteur industriel américain profite au premier chef du repli du dollar et reçoit ainsi un salutaire soutien. Le numéro un mondial des équipements de chantier, Caterpillar, affirme que le bond de 61 % de son bénéfice au premier trimestre est lié pour beaucoup à la faiblesse du dollar.

De son côté, le conglomérat 3M impute 5,6 % des 11 % de croissance de son chiffre d'affaires enregistrée sur cette période au même phénomène. Si les exemples sont légions outre-Atlantique (General Motors, IBM...), celui d'Eastman Kodak est certainement le plus éloquent. Le numéro un mondial de la pellicule photographique a dégagé un bénéfice par action de 4 cents au premier trimestre, alors que sans "l'effet dollar", il aurait accusé une perte nette de 8 cents (lire "La Tribune" du 14 mai). Les producteurs de produits ménagers et de cosmétiques profitent aussi de cette aubaine, et Carol Warner Wilke, analyste chez Merrill Lynch, prévient de fait que les résultats d'entreprises comme Avon et Colgate devraient réserver de bonnes surprises au deuxième trimestre.

Las, pendant que Jerry Jasinowski se frotte les mains, patrons et économistes européens se lamentent. L'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) affirme qu'une appréciation de 10 % de l'euro face au dollar coûte mécaniquement 60.000 emplois à l'économie française tandis que la banque WestLB AG estime que cette hausse détruit entre 50.000 et 100.000 emplois outre-Rhin.

(Eric Chalmet La Tribune - édition du 28/05/2003)

 

Or ceci se passe en 2003 la parité Euro / Dollar était alors à 1 € = 1, 096 $ !!!!

 

En refusant volontairement de lutter pied à pied contre la faiblesse calculée du "dollar" AVEC DES ARMES IDENTIQUES à celles qu'utilisent les américains, la "dévaluation compétitive contrôlée" (1), les européens se tirent littéralement une balle dans le pied.

(1) Dévaluation compétitive : Mesure protectionniste pour relancer l'économie nationale, la dévaluation compétitive, pour le pays qui dévalue, tend à créer un avantage dans le rapport compétitivité-prix et ainsi rééquilibrer la balance commerciale

 

Qui donc a intérêt, en Europe, a casser la "machine" productive européenne en maintenant un euro "fort" ?

 

Nous verrons d'abord dans le prochain article quelle est la situation précise de l'Europe et de l'Euro avec ses "concurrents", la Chine avec le yuan, le Japon avec le yen, la Russie avec le rouble,  et....la Grande Bretagne et oui !!!! avec la livre sterling £ etc...

Nous verrons que les pays européens ou plutôt les multinationales et les financiers  qui dominent l'Europe n'ont pas tous les mêmes "intérêts" et qu'il existe parmi les "responsables" économiques européens des "traites", qui se moquent TOTALEMENT et comme d'une guigne des intérêts des peuples européens. SEULS comptent pour eux les bénéfices qu'ils peuvent tirer de la situation.

Le ver ( de la spéculation financière ) est malheureusement dans le fruit européen et si on ne l'éjecte pas TRES rapidement, l'Europe n'y survivra pas.

A suivre.......

 

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 06:13

Selon ses propres termes la Banque Centrale Européenne :

"La Banque centrale européenne et les banques centrales nationales constituent l'Eurosystème, le système de banque centrale de la zone euro. L'objectif principal de l'Eurosystème est de maintenir la stabilité des prix, en d'autres termes de sauvegarder la valeur de l'euro.

La Banque centrale européenne s'engage à accomplir efficacement toutes les missions de banque centrale qui lui ont été confiées. C'est ainsi que nous nous efforçons tous, à la Banque centrale européenne, d'atteindre le plus haut degré d'intégrité, de compétence, d'efficacité et de transparence."

Or force est de constater que LE SEUL objectif qu'elle s'assigne c'est de sauvegarder la valeur de l'euro.

En clair, peu importe que les autres pays comme les USA jouent SANS aucun problème sur la valeur de leur monnaie pour favoriser leurs exportations par exemple la BCE s'interdit DE FAIT de faire baisser l'euro par rapport au dollar par exemple.

Quelles sont les conséquences d'une telle attitude ?

1 ) l'euro qui a l'origine lors de sa création équivalait à :

4 janvier 1999 : 1 EUR = 1,1680 USD

le 01 juillet 2013 : 1 EUR = 1, 30 USD

En clair en 14 ans le dollar s'est déprécié de pratiquement 12 % par rapport à l'euro.

Conséquences, sans rien faire, juste en "jouant" habilement sur la parité Euro € / Dollar $, les USA ont fait augmenté les prix des produits européens de 12 %.

Ils ont de ce fait améliorés leur part de marché en Europe et dans le monde.

Il faut savoir en effet que l'essentielle des transactions dans le monde se fait en $ USD

En 1997, 1 300 milliards de dollars étaient échangés chaque jour sur le marché des changes, soit environ 475 billions $ par an.

En 2008, grâce à la rapidité des flux de monnaie électronique, les opérations financières mondiales sont passées de 1 100 000 milliards de dollars américains en 2002 à 2 200 000 milliards $ en 2008.

Une paille

A suivre ..../....

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 06:51

Bien entendu il existe des solutions pour sortir de cette impasse économique que constitue l'Europe et ses traités mortifères.

Une première remarque, il n'existe AUCUNE zone économique au monde où des pays soient soumis par des traités à de telles "contraintes" économiques.

Pourquoi ?

Tout simplement parce des pays comme les USA, la Chine, la Russie, le Japon, l'Inde, le Brésil, etc....sont TOUS maître de leur monnaie.

Que font ces états lorsqu'ils ont besoin de financement ?

Ils créent tous simplement de la monnaie, LEUR MONNAIE.

La maîtrise de sa propre monnaie permet à un pays de déterminer son coût d’emprunt et, à la limite, de le faire tendre vers zéro.

Ainsi depuis 2008, les banques centrales des États-Unis et du Royaume-Uni ont procédé à une création monétaire importante pour acheter des obligations publiques et privées afin de réduire les intérêts à payer sur la dette publique. Les intérêts payés varient dans le sens contraire du prix des obligations publiques.

Résultat, il ne sont pas tributaires de taux d'intérêts excessifs sur leurs dettes.

Contrairement aux États-Unis et au Royaume-Uni, les pays de la zone euro sont en étroite concurrence les uns avec les autres et ont peu de latitude pour déterminer leurs coûts d’emprunt.

Résultat, ils sont tributaires des marchés financiers véritables prédateurs qui déterminent SEULS les taux d'intérêts auxquels ils prêtent "leur argent"

Conclusion

Tant que l'Europe n'aura pas une politique économique et sociale avec l'Euro COMMUNE DANS L'INTERÊT de tous ses membres, elle ne se sortira pas de cette ornière financière qui étrangle chacun de ses états les uns après les autres.

Comment procéder ?

Il faut créer une Banque Centrale Européenne qui ait les MÊMES pouvoirs que les Banques Centrales des USA, du Japon, etc....à savoir :

1 ) Permettre à chaque pays de l'Union Européenne d'emprunter, dans une limite à déterminer, à taux 0.

2 ) De créer à cet effet des euro-bonds garanties (obligation européenne) à hauteur de l'emprunt accordé par cette même Banque Européenne.

Ces premières mesures permettraient aux pays de l'Union de se sortir des griffes des spéculateurs.

Il faut savoir, par exemple, que la France paie chaque année # 50 milliards d'€ d'intérêts et cela depuis 1974. Le total de ces intérêts payés par les contribuables représentent la somme faramineuse de # 1750 milliards d'€ à fin 2012.

A quoi sert cet argent ?

Pour l'essentiel à spéculer sur les marchés financiers.

A suivre..../ ...

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:38

 

Suite.....

 

Comme nous venons de le voir l'article 3 impose aux pays de l'Union Européenne une règle budgétaire si stricte, qu'il est parfaitement impossible pour n'importe quel pays y compris à l'Allemagne de revenir à un déficit budgétaire égal à 0,5 % du PIB, et a une dette égale à 60% de son PIB, ceci pour une raison très simple, la dette et les intérêts de la dette ( pour ceux qui les payent)  plongent  TOUS les pays de la zone euro dans l'abîme .

 

La dette allemande pour l'année 2012 représente 81, 7 % de son PIB, soit OFFICIELLEMENT sur 2 045 miliards d'€,  en réalité selon les critères de Maasstricht elle représente 88% de son PIB, mais plus grave, selon l'expert financier Jens Boysen-Hogrefe "Il est difficile de faire des reproches aux autres pays lorsque l'on décide de contracter de nouvelles dettes au lieu de profiter d'une situation propice aux économies".

 

En 2012, la vrai dette de l'Allemagne en chiffre
Il comprend les retraites, la sécurité sociale, l’évolution démographique défavorable du pays, les malades ou encore les personnes dépendantes. D'après de nouveaux calculs, l’addition est autrement plus salée : un mensonge de 5 000 milliards d’euros supplémentaires. Soit un total de  7 000 milliards d’euros de dette publique ! L'Allemagne serait donc endettée à hauteur de 270 % de son produit intérieur brut et non pas 83 % comme officiellement annoncé. Par comparaison, la dette grecque devrait être de 186% du PIB en 2012

 

L'Allemagne a un excédent budgétaire en 2012 de 0,2 % de son PIB soit 4, 09 milliards d'€

 

Or, si le pays le plus "riche" de l'Europe, l'Allemagne est parfaitement incapable de rembourser  "rapidement" ses dettes car en plus, il continu d'emprunter, comment les autres pourraient ils le faire ?

 

Les politiques d'austérité plombent l'Europe ausi sûrement qu'un bateau surchargé risque de le couler....

 

Comment sortir de cet imbroglio financier ?

 

A suivre........

 

 

 

 

 

 

 

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 07:25

 

L'énigme Miteny enfin résolu, il n'avait pas compris que son corps,

comme chaque corps est MATERIELLEMENT différent des autres corps

 

Miteny

Je constate des effets différents (douleur/pas douleur) : OUI ou NON ??

Alors que les expériences sont matériellement équivalentes : OUI ou NON ?

Je n'ai jamais aucune réponse (pourtant les questions sont simples)

 

Grrrr, Grrrr........quelle mauvaise foi

 

Si tu te files un coup de marteau, tu ne peux pas prétendre que "matériellement" c'est la même chose ( équivalent ) pour toi que si ton voisin fait de même SUR SON CORPS.

 

Car matériellement ton corps Miteny N'EST PAS LE MÊME CORPS que celui de ton voisin.

T'es pas d'accord ?

 

Même si les expériences, en l'occurence, se taper avec un coup de marteau chacun sur vos corps respectifs, sont identiques pour toi et ton voisin.

 

Miteny

"LA question est : est-ce que ça s'explique par des différences matérielles ???"

Ben, bien sûr que SI, car ton corps n'est MATERIELLEMENT PAS un autre corps.

 

T'es pas d'accord ?

 

Est-ce plus clair ?

 

Oseras tu TOUJOURS continuer de prétendre, ce qui serait le comble de la mauvaise foi, qu'on ne répond pas TRES précisément là, à tes questions ?

 

C'est vraiment pas possible d'être autant bouché.


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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 06:15

 

Afin de bien comprendre les tenants et les aboutissants de cette arnaque qu'est le TSGC voici quelques références d'adresses internet qui permettent d'y voir plus clair :

 

http://www.france.attac.org/videos/le-nouveau-traite-europeen-tscg-explique-en-quelques-minutes ( 3 :09 )

 

Voici le texte précis de l'article 3-1.b du traité

 

L'article 3

 

1. b) La règle en vertu du point a) est considérée comme respectée si le solde structurel annuel des administrations publiques est à son objectif spécifique au pays à moyen terme défini dans le Pacte de stabilité et de croissance avec une limite inférieure de déficit structurel de 0,5 % du produit intérieur brut aux prix du marché. Les parties contractantes veillent à convergence rapide vers leur objectif à moyen terme respectif. Le calendrier de cette convergence sera proposé par la Commission en tenant compte des risques de durabilité spécifiques à chaque pays. Les progrès vers le respect de l'objectif à moyen terme doivent être évalués sur la base d'une évaluation globale de l'équilibre structurel comme une référence, y compris une analyse des dépenses, déduction faite des mesures discrétionnaires des recettes, en conformité avec les dispositions du Pacte de stabilité et de croissance révisé.

 

En clair le déficit intérieur brut des pays signataires doit être ramené à 0,5 % de le PIB à partir du 1er Janvier 2013

 

Rappelons, par exemple, que les déficits de la France ont évolué selon l'INSEE comme suit :

 

                            2009             2010          2011             2012
Déficit public notifié –7,5 –7,1 5,3 –4,8

 

Dette publique nette*              72,0                      76,0              78,7                   82,4    en % du PIB

 

Le déficit public 2013 devrait s'établira entre 3,7 % à 3,9 % du PIB

 

En clair, en France si on voulait réduire le déficit à 0,5 % du PIB, il faudrait ECONOMISER la bagatelle de 87 millards d'€ CHAQUE ANNEE

 

En 2012 la dette de la France s'est établie à fin 2012 à 1 833,8 millliards d'€ soit 98,2 % en augmentation de 116,5 milliards en volume et en baisse de - 4,9 % par rapport à 103,1 % en 2011

 

Nous verrons donc que dans l'état actuel, il est parfaitement impossible pour n'importe quel pays de la zone euros de revenir à un déficit de 0,5 % du PIB

 

Il est impératif de changer les règles mortifères d'austérité imposées par l'Europe aux pays de l'Union

 

A suivre.....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 09:40

Le 3 Octobre 21012

 

 

Voilà l'intégralité de leur déclaration et les noms des signataires

 

 

Depuis 2008, l’Union européenne (UE) fait face à une crise économique sans précédent. Contrairement à ce que prétendent les économistes libéraux, cette crise n’est pas due à la dette publique. Ainsi, l’Espagne et l’Irlande subissent aujourd’hui les attaques des marchés financiers alors que ces pays ont toujours respecté les critères de Maastricht. La montée des déficits publics est une conséquence de la chute des recettes fiscales due en partie aux cadeaux fiscaux faits aux plus aisés, de l’aide publique apportée aux banques commerciales et du recours aux marchés financiers pour détenir cette dette à des taux d’intérêt élevés.

La crise s’explique également par l’absence totale de régulation du crédit et des flux de capitaux aux dépens de l’emploi, des services publics et des activités productives. Elle est entretenue par la banque centrale européenne (BCE) qui appuie sans conditions les banques privées, et exige à présent une « stricte conditionnalité » austéritaire des États lorsqu’il s’agit de jouer le rôle de « prêteur en dernier ressort ». Elle leur impose des politiques d’austérité et s’avère incapable de combattre la spéculation sur les dettes souveraines, cela d’autant que sa seule mission reconnue par les traités est celle de maintenir la stabilité des prix. En outre, cette crise est aggravée par le dumping fiscal intra-européen et l’interdiction qui est faite à la BCE de prêter directement aux États pour des dépenses d’avenir, au contraire des autres banques centrales dans le monde comme la Federal reserve américaine. Enfin, la crise est renforcée par l’extrême faiblesse du budget européen et son plafonnement au taux ridiculement bas de 1,24 % du PIB, avec son orientation qui rend impossible toute expansion coordonnée et ambitieuse de l’activité en Europe.

François Hollande, après s’être engagé pendant la campagne à renégocier le traité européen, n’y a en fait apporté aucun changement, et, comme vient d’ailleurs de le reconnaître Élisabeth Guigou, choisit aujourd’hui de poursuivre la politique d’austérité entamée par ses prédécesseurs. C’est une erreur tragique. L’ajout d’un pseudo-pacte de croissance, aux montants réels dérisoires, s’accompagne de l’acceptation de la « règle d’or » budgétaire défendue par A. Merkel et N. Sarkozy. Elle stipule que le déficit dit structurel (hors variations de cycles économiques) ne doit pas dépasser 0,5% du PIB, ce qui condamnera toute logique de dépenses publiques d’avenir et conduira à mettre en place un programme drastique de réduction du périmètre de l’ensemble des administrations publiques.

En limitant plus que jamais la capacité des pays à relancer leurs économies et en leur imposant l’équilibre des comptes publics, ce traité est porteur d’une logique récessive qui aggravera mécaniquement les déséquilibres actuels. Les pays qui souffrent de l’effondrement de leur demande intérieure seront amenés à réduire plus fortement encore leur demande publique. Alors que plusieurs États membres sont déjà en récession, cela menacera encore davantage l’activité et l’emploi, donc les recettes publiques, ce qui creusera in fine les déficits. Ainsi, l’OFCE prévoit déjà 300 000 chômeurs de plus en France fin 2013 du seul fait de l’austérité. À moyen et long terme, cela hypothèquera la transition sociale et écologique qui nécessite des investissements considérables.

Au nom d’une prétendue « solidarité européenne », le traité organise de fait la garantie par les États des grands patrimoines financiers privés. Il grave dans le marbre des mesures d’austérité automatiques, imposées aux représentants des peuples, en contraignant leurs décisions budgétaires, dictées par une instance non élue. Le Mécanisme européen de stabilité (MES), institution anti-démocratique par excellence, pourrait proposer des prêts à des taux un peu moins élevés (5% en moyenne). Mais ces prêts seraient conditionnés à l’application d’une austérité drastique imposée aux peuples ! La garantie publique des investisseurs privés ne fait qu’encourager la spéculation, alors qu’il faudrait lui briser les reins en sortant de leur mains la dette publique. L’ensemble de l’édifice repose ainsi sur des conditionnalités anti-sociales imposées à toute aide ou intervention, et le refus d’intervention directe de la BCE pour les dépenses nouvelles. Elle va se contenter d’un rachat restrictif des titres de dette sur le marché secondaire, comme l’a annoncé récemment Mario Draghi.

Des centaines d’économistes à travers le monde, rejoints en ce sens par certains prix Nobel d’économie comme Joseph Stiglitz et Paul Krugman, ont largement critiqué le non-sens économique de la politique actuellement à l’œuvre en Europe. Le constat est sans appel : l’austérité est à la fois injuste, inefficace et anti-démocratique.

Nous pouvons faire autrement. L’avenir de l’Europe mérite un débat démocratique sur les solutions de sortie de crise. Une expansion coordonnée de l’activité, de l’emploi et des services publics serait aujourd’hui possible en Europe, notamment par le financement direct sélectif et à bas taux par la BCE des organismes publics de crédit. Pour que l’UE mette en œuvre cette politique, il est urgent de réformer et de démocratiser ses institutions. Un Fonds européen de développement social et écologique, à gestion démocratique, pourrait accentuer cette dynamique. De plus, l’UE pourrait mettre en place un contrôle de la finance, notamment en interdisant les échanges d'obligations souveraines sur les marchés de gré à gré, en limitant strictement la titrisation et les produits dérivés et en taxant les mouvements de capitaux spéculatifs.

Les défis sociaux et écologiques d’aujourd’hui sont immenses. Il est urgent de changer de cap pour sortir de la crise par le haut. Il est possible de défaire le sombre bilan des politiques libérales d’une France qui comprend 5 millions de chômeurs et 10 millions de pauvres. Pour s’en donner les moyens, il faut briser l’étau des marchés financiers et non leur donner des gages. C’est pourquoi nous refusons la ratification du Traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG).

Ce texte n’engage que ses signataires :

 

Louis Adam, commissaire aux comptes, Matthieu Agostini, expert RSE, Pierre Alary, maître de conférences, Université Lille 1, Daniel Bachet, professeur, Université d’Évry, Emmanuel Barret, expert, banque d’investissement, Philippe Batifoulier, maître de conférences, Université Paris 10, Michel Bellet, professeur, Université de Saint-Étienne, Nicolas Beniès, économiste, université populaire de Caen, Matthieu Béraud, maître de conférences, Université de Lorraine,
Eric Berr, maître de conférences, Université Bordeaux 4, Jacques Berthelot, INP Toulouse, Pierre Bezbakh, maître de conférences, Paris IX-Dauphine, Pierre Bitoun, INRA, Frédéric Boccara, maître de conférence associé, Université Paris XIII, Paul Boccara, maître de conférence honoraire, université de Picardie, François Bojzcuk, conseiller en développement socio économique des territoires, Serge Bornet, agrégé SES, Marc Bousseyrol, maître de conférences, IEP de Paris, Mireille Bruyère, maître de conférences, Toulouse 2, Claude Calame, directeur d’étude, EHESS, Paris, Christophe Carrincazeaux, maître de conférences, Université Bordeaux 4, Pierre Causse, économiste,
David Cayla maître de conférences, Université d’Angers, Christian Celdran, administrateur civil honoraire, Gabriel Colletis, professeur, Université de Toulouse 1,  Christian Corneliau, économiste, EHESS, Laurent Cordonnier, maître de conférences, Université Lille 1, Jacques Cossart, économiste, Yves Dimicoli, économiste, ancien membre du conseil ďanalyse économique, Vanessa Di-Paola, maître de conférences, Université d’Aix-Marseille  Jean-Paul Domin, maître de conférences, Université de Reims, Alain Dontaine, Université Stendhal-Grenoble, Ali Douai, maître de conférences, Université Bordeaux 4, Denis Durand, économiste, membre du Conseil économique, social et environnemental, Jean-Marc Durand, économiste, Guillaume Etievant, expert économique auprès des CE, David Flacher, maître de conférences, Université Paris 13,  Mathieu Forgues, professeur agrégé de SES, Anne Fretel, maître de conférences, Université Lille 1, Bernard Friot, Université Paris-X, institut européen du salariat, Maryse Gadreau, professeur émérite, Université de Bourgogne, Jean Gadrey, professeur, Université Lille I, Véronique Gallais, économiste, Jacques Généreux, professeur, IEP de Paris,  Ariane Ghirardello, maître de conférences, Université Paris 13, Patrick Gianfaldoni, maître de conférences, université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, Jean-Pierre Gilly, professeur, Université de Toulouse 1 Bernard Guerrien, SAMM, Centre d'économie de la Sorbonne, Alain Guéry, Histoire économique, CNRS, Bernard Guibert, économiste-statisticien, Hector Guillen-Romo, université Paris 8, Ozur Gun, maître de conférence, université de Reims, Jean-Marie Harribey, maître de conférences, Université Bordeaux 4, Michel Husson, économiste, Sabina Issehnane, maître de conférences, Université Rennes 2,  Florence Jany-Catrice, professeur, Université Lille 1 Esther Jeffers, maître de conférences, Paris 8 Paul Jorion, titulaire de la chaire « Stewardship of Finance » à la Vrije Universiteit Brussel, Andrée Kartchevsky, professeur, université de Reims, Pierre Khalfa, syndicaliste, membre du Conseil économique, social et environnemental, Thierry Kirat, directeur de recherche au CNRS, Paris Dauphine Robert Kissous, statisticien économiste, Agnès Labrousse, maître de conférences, Université de Picardie, Stéphanie Laguérodie, maître de conférences, Paris 1, Dany Lang, maître de conférences, Université Paris 13,  Catherine Lebrun, économiste, Cécile Lefevre, professeur, Université Paris Descartes, Pierre Le Masne, maître de conférences, Université de Poitiers  Philippe Légé, maître de conférences, Université de Picardie, Pierre Lévy, maître de conférences, Université Paris Dauphine, Frédéric Lordon, directeur de recherche au CNRS,
Jérôme Maucourant, maître de conférences, Université Jean Monnet - IUT de Saint-Etienne Jean Magniadas, membre honoraire du Conseil économique et social, Marc Mangenot, économiste, Jonathan Marie, maître de conférences, Université Paris XIII, Christiane Marty, économiste, Pierre Mascomère, actuaire, Gustave Massiah, économiste,
Antoine Math, économiste, Thierry Méot,  statisticien-économiste, Nicolas Meunier, économiste, Sandrine Michel, maître de conférences, Université Montpellier 1 Catherine Mills, maître de conférences, Université Paris 1, Matthieu Montalban, maître de conférences, Université Bordeaux 4,  Alain Morin, directeur de la revue Economie et Politique,
François Morin, professeur, Université Toulouse 1, Nolwenn Neveu, professeur agrégé de SES, Alain Obadia, membre du Conseil économique social et environnemental André Orléan, directeur de recherches, CNRS-EHESS, Fabienne Orsi, IRD, Gilles Orzoni, économiste, Bernard Paranque, économiste, euromed management, Pascal Petit, économiste, université Paris 13, Henry Philipson, économiste, Dominique Plihon, professeur, Université Paris 13,
Jean-François Ponsot, maître de conférences, Université Grenoble 2, Nicolas Prokovas, maître de conférences, Université Paris 13, Christophe Ramaux, professeur, Université Paris 1 Gilles Rasselet, professeur, Université de Reims, Frédéric Rauch, rédacteur en chef de la Revue Economie et Politique, Gilles Raveaud, Institut d'Etudes Européennes, maître de conférence Paris 8 St-Denis, Jacques Rigaudiat, ancien conseiller social des Premiers ministres Rocard et Jospin, Bertrand Rothé, professeur agrégé d'économie gestion, Université de Cergy Pontoise,
Gilles Rotillon, professeur, université Paris X, Jean-Marie Roux,  économiste, Catherine Samary, maître de conférences, Paris Dauphine, Bertrand Seys, maître de conférences Télécom Bretagne, Richard Sobel, maître de conférences Université Lille 1,  Bernard Sujobert, statisticien-économiste, Dominique Taddéi, ancien président d’université, ancien Président de la Caisse des dépots et consignations, Bernard Teper, économiste, Bruno Tinel, maître de conférences, Université Paris I, Stéphanie Treillet, maître de conférences des universités, Sébastien Villemot, économiste, Philippe Zarifian, professeur, Université Paris Est-Marne la vallée,

 

justicier.over-blog.fr - dans Politique
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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 06:55

 

En voici la preuuve formelle.

A AUCUN moment dans le préambule de l'accord les mots de politique sociale n'est écrit et a AUCUN moment il n'y est fait allusion.

Pire il y est CLAIREMENT écrit :

"RAPPELANT que les Parties contractantes, en tant qu'États membres de l'Union européenne, devraient s'abstenir d'adopter toute mesure susceptible de mettre en péril la réalisation des objectifs de l'Union dans le cadre de l'union économique, notamment la pratique de l'accumulation de la dette en dehors des comptes des administrations publiques,.."

Et qui décide et décrit donc en dernière analyse, quelles sont "les mesures susceptibles de mettre en péril la réalisation des objectifs (financiers NDLR) de l'Union" ?

La Commission européenne dont le rôle est :

La Commission, précise l’article 211 TCE, « veille à l’application des dispositions [des traités] ainsi que des dispositions prises par les institutions en vertu de [ceux-ci] ». La Commission est la seule compétente pour être gardienne du droit communautaire car c'est une institution indépendante. Elle dispose pour ce faire de plusieurs moyens d’action. Tout d’abord, elle a la faculté de formuler des recommandations ou des avis, ce qui lui permet d’attirer l’attention des États membres sur d’éventuelles insuffisances ou infractions. Elle peut ensuite engager des actions devant la Cour de justice de l'Union européenne contre un État qui aurait manqué à ses obligations (articles 226 et 228 TCE). Elle dispose de ce pouvoir de saisie de manière discrétionnaire et peut en faire un usage politique, en tolérant, par exemple, certains manquements, et en saisissant, au contraire, la Cour de Justice, dans d’autres cas. Elle contrôle enfin l’application des mesures dérogatoires aux traités (on parle de clauses de sauvegarde).

Rappelons la composition de cette Commission européenne

Le Conseil européen propose au Parlement européen, à la majorité qualifiée, un candidat à la présidence de la Commission, « en tenant compte des élections au Parlement européen, et après avoir procédé aux consultations appropriées ». Cette désignation préalable qui tient compte de la couleur politique au Parlement, tend à rapprocher la procédure à celle connue dans les régimes parlementaires. Le candidat, soumis au vote des parlementaires, est ensuite élu par le Parlement européen « à la majorité des membres qui le composent » (soit 377 voix sur 754 membres).

Depuis 2004 c'est le portugais José Manuel BARROSO ( PPE, droite conservatrice ) qui a été élu Président de cette Commission.

Le 16 / 09 / 2009, sur les 718 députés européens ayant pris part au vote à bulletin secret, 382 ont voté pour la reconduction de M. Barroso, 219 se sont prononcés contre, et 117 se sont abstenus.

Mais rappelons la composition du parlement européen :

Parti Populaire Européen  271, Alliances des démocrates et libéraux pour ll'Europe 85, conservateurs et des réformateurs européens  53,  Europe liberté, démocratie 33, Non inscrits 30.

Soit 472 voix potentielles pour la droite et l'extrême droite.

Alliance progressiste des socialistes et des démocrates au Parlement européen 190, Verts/Alliance libre européenne 58, Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique 34.

Soit 282 voix potentielles pour la gauchet l'extrême gauche.

En clair pour résumer la situation, depuis 2004, le "gouvernement" de l'Europe est dominé par les ultras libéraux et les conservateurs qui mènent l'ensemble de l'Europe dans le mur

Nous verrons dans le prochaine article pourquoi....

A suivre ......

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 08:29

Miteny

"Et en plus, moi, comme un con, je réponds : ces escrocs là ne méritent que le mépris et la haine."

C'est tout de même bizare, Miteny, non ? car TOUT le monde le CONSTATE ( par tes propos ), t'es frappé ( dans le sens frappadingue) et même bien frappé et ben toi tu ne t'en apperçois même pas   étrange, non ?

Ton corps serait il si insuffisant pour ne pas te faire constater cette évidence mon pauvre, T'ES FRAPPE ?

La preuve ? la voici

C'est bien de le reconnaître enfin, toi même, t'es condu SEUL fait, en effet que tu découvres de trouver ETRANGE et inexplicable biologiquement de constater que tu ( Miteny) n'as pas mal si un autre corps que le tien est frappé...

Pourquoi donc voulais tu ABSOLUMENT qu'il en soit autrement ?

Notre corps n'est pas ton corps et inversement.

C'est ça l'ENORME DIFFERENCE que tu refusais de reconnaître.

Après un tel choc, je te conseille d'allez vomir dans les chiottes car on peut comprendre ton malaise....c'est pas tout les jours en effet qu'on s'appercevoit que son corps n'est pas le corps d'un autre !!!!

En principe, on s'en rend compte beaucoup plus tôt, c'est en effet à partir de 8 mois que le bébé prend conscience de lui même, sauf pour les autistes...

"L’enfant essaie avec son corps de contourner l’énigme de sa place dans le désir de l’Autre. Or pour cela il faut qu’une énigme se constitue. Le fonctionnement inconscient s’organise et, en même temps, le bébé prend corps. Ses émissions sonores s’adressent alors à l’Autre qui soigne, en réponse à ce que celui-ci ne dit pas."

Pour un développement psychique durable : le corps comme réponse à l’invocation de l’Autre.  Inès CATAO1

Alors gueri ? ou non ?

Un conseil publie ce com., tu passeras pour moins con

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 08:55

 

A / Petit rappel des faits

 

Le 22 octobre 2012, la France présidée à cette date par François Hollande a ratifié par la voie parlementaire* le traité sur la stabilité, la ccordination et la gouvernance au sein de l'union économique européenne ( TSGC) négocié et signé par la chancelière allemande Angela Merkel ( pour l'Allemagne ) et Nicolas Sarkosy ( Pour la France)  le 2 mars 2012 **et devant entrer en vigueur le 1er Janvier 2013.

* Au Sénat par 307 voix pour, 32 voix contre et 8 abstensions 

Détail des votes ( à venir )

A l'Assemblée Nationale par 477 voix pour, 70 voix contre et 21 abstentions

** Et les 25 pays suivantsDétail des votes ( à venir )

le Royaume de Belgique, la République de Bulgarie, le Royaume de Danemark, la République fédérale d’Allemagne, la République d’Estonie, l’Irlande, la République hellénique, le Royaume d’Espagne, la République française, la République italienne, la République de Chypre, la République de Lettonie, la République de Lituanie, le Grand-Duché de Luxembourg, la Hongrie, Malte, le Royaume des Pays-Bas, la République d’Autriche, la République de Pologne, la République portugaise, la Roumanie, la République de Slovénie, la République slovaque, la République de Finlande et le Royaume de Suède,

A noter que le Royaume-Uni la République Tchèque n'ont pas signé ce traité

B / Que prévoit précisément ce traité ?

Article 1

Par le présent traité, les parties contractantes conviennent, en tant qu'États membres de l'Union européenne, de renforcer le pilier économique de l'Union économique et monétaire en adoptant un ensemble de règles destinées à favoriser la discipline budgétaire à travers un pacte budgétaire, à renforcer la coordination des politiques économiques les politiques et d'améliorer la gouvernance de la zone euro, en soutenant ainsi la réalisation des objectifs de l'Union européenne pour la croissance durable, l'emploi, la compétitivité et la cohésion sociale.

Nota :

Il est à noter que la partie en bleue n' a été rajoutée que pour tenir compte des remarques des eurodéputés. 

En clair, l'ensemble des 25 chefs d'Etats n'avaient au départ QU'UN SEUL objectif, UNE DISCIPLINE BUDGETAIRE RIGOUREUSE en EUROPE, qu'elle qu'en puisse être les conséquences sociales, l'emploi et SANS AUCUNE MESURE concernant la croissance durable....

Comme on peut le constater dès le 1er article LA SEULE PREOCCUPATION des dirigeants, pour l'essentiel conservateurs de chaque pays, c'est LA DISCIPLINE budgétaire.

A suivre....

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